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Aujourd'hui, les commissions ont commencé à faire le rapport de leurs discussions à l'Assemblée Générale. Six commissions ont été formées au début de la Phase II du Chapitre, toutes orientées vers le thème : Associés pour le service éducatif des pauvres comme réponse lasallienne aux défis du 21e siècle. Ces commissions s'étaient réunies en sessions formelles pendant 16 heures, mais les membres des commissions avaient consacré encore plusieurs heures à préparer ces rencontres officielles et à travailler en sous-commissions. Chaque commission avait reçu mandat de préparer un rapport comprenant trois parties. La première partie inclurait les observations faites autour du thème particulier de chaque commission; ces éléments d'information seraient pris en considération par la commission. La seconde partie inclurait les orientations que la commission entendait suivre suite à ses observations. La troisième partie constituerait la liste des recom-mandations que la commission proposait à l'approbation de l'Assemblée.
Chaque participant au Chapitre avait reçu les rapports avant l'Assemblée Générale, ainsi il ne fut pas nécessaire de lire chaque rapport devant l'Assemblée. Quand celle-ci fut réunie pour entendre les rapports, il y eut simple présentation du rapport par un membre de la commission concernée. Suivit une période de questions dont le but était de bien comprendre 'les éléments d'information' et 'les orientations' inclus dans le rapport. Ceci fait, il y eut période de discussion à propos de ces 'éléments d'information' et 'orientations' précédant un vote de l'Assemblée si oui ou non le rapport était accepté. De cette façon, les Capitulants votaient si oui ou non ils favorisaient la teneur du rapport ou s'ils optaient pour l'acceptation du rapport comme un tout.
Tout au cours de la discussion et de la période du vote, tous les membres du Chapitre (délégués, partenaires et consultants) avaient droit de parole et de vote. Si le rapport de la commission était accepté par l'Assemblée Générale, les recommandations du rapport étaient alors étudiées l'une après l'autre. Comme pour les éléments d'information et les orientations du rapport, il y eut d'abord des questions de clarification précédant la discussion des recommandations, suivi du vote sur la recommandation elle-même.
Au cours de la Phase suivante du Chapitre, les commissions prendront les recommandations de la seconde Phase (et les autres considérations) et arriveront à la formulation de propositions pour le Chapitre, propositions qui seront alors votées par les délégués. Pensons bien que tout ce travail doit être compris dans les trois langues officielles et dans une multiplicité de cultures.
La diversité des langues et cultures pour la tenue d'un Chapitre est assurément un défi, mais celui-ci est inhérent à une organisation qui est réellement multiculturelle. L'une des plus captivantes conversations à laquelle j'aie assisté un soir à table est celle où l'on cherchait à établir la distinction entre un éducateur et un professeur. Je fus très surpris d'apprendre que, dans quelques régions, ce n'est pas une seule question de nuance. En Autriche, par exemple, les professeurs sont des individus qui ne font littéralement que de l'enseignement dans les écoles ; seulement de l'enseignement. Les éducateurs sont ceux qui tiennent un rôle extra-scolaire ou en complémentarité avec l'horaire scolaire. Responsables de campus, instructeurs, préfets d'études, tout ce qui tient une place dans une institution scolaire, et qui n'est pas spécifiquement de l'enseignement revient aux éducateurs. Ces derniers ont une échelle de salaire différente, une formation différente et même un statut différent dans l'environnement scolaire. Les Frères sont aussi bien professeurs qu'éducateurs. Ils choisissent la matière dans laquelle ils désirent travailler et se forment à l'université pour se spécialiser.
C'est un petit exemple des difficultés que rencontrent les membres d'un Chapitre tel que le nôtre. La particularité des mots et le choc des cultures est partie intégrante du travail dans cette 'mosaïque de cultures', et je pense que cela vous donne une petite idée de la complexité de l'expérience que nous appelons un Chapitre Général.
Le rapport de la commission de la Formation.
Un objectif de la commission de la Formation concernait son champ d'action. La commission allait-elle parler spécifiquement de la formation du Frère ou bien de celle du partenaire ou des deux à la fois ? Parce que la Phase actuelle du Chapitre incluait nos partenaires consultants, la commission décida que le rapport toucherait les deux aspects de la formation, celle du Frère et du partenaire. Ils ont cru que les données concernant la formation spécifique des Frères pourraient être établies plus tard dans le déroulement du Chapitre.
Ayant décidé de ce plan d'action réduit, la commission ébaucha ses observations et ses orientations.
Ils ont remarqué une grande diversité de programmes de formation mais se rendirent compte aussi de leur grande utilité pour que Frères et partenaires saisissent mieux leurs rôles, leurs attentes et leurs besoins respectifs. Alors que les Frères ont été généralement responsables de la formation des partenaires, ils ont vu ces partenaires tenir un rôle plus important dans leur formation, dépendamment de leur degré de formation comme Lasalliens. La commission a aussi reconnu qu'il y a un manque de ressources (économiques, personnelles, ...) dans quelques régions du monde. Il est de nécessité d'encourager le partage des ressources, des expériences de formation et le partage de l'information à travers tout l'Institut.
Sur la base de ces données, l'Assemblée Générale reçut quatre des recommandations de la commission. Ils étaient d'accord 1) que la formation soit une priorité pour la prochaine admi-nistration, 2) avec la mise sur pied de sessions pour les formateurs aussi bien au niveau international que local, recommandant spécialement le fonctionnement par modules, ce qui faciliterait la participation des partenaires, 3) avec le financement des programmes de formation des partenaires et 4) l'introduction des expériences de service auprès des pauvres dans les programmes de formation.
Rapport de la commission sur l'Évangélisation.
Un souci de la commission sur l'évangélisation était de ne pas réécrire ou copier les nombreux ouvrages déjà publiés concernant les jeunes et leur évangélisation. Après en avoir cité plusieurs, ils ont remarqué que les jeunes de partout trouvent difficile d'accepter la Bonne Nouvelle qui leur est présentée parce qu'elle s'oppose tellement à la culture mercantile dans laquelle ils baignent. Ainsi, pour travailler avec les jeunes, nous devons connaître et comprendre leur mentalité et nous servir du langage et des formes d'expression qu'ils comprennent. Ce n'est pas une mince tâche sachant que nous oeuvrons dans des milieux muticulturels et à l'intérieur de communautés multireligieuses partout dans le monde.
Beaucoup d'expériences à travers le monde montrent que les bons programmes de développement de la Foi incluent l'éducation religieuse, le service et l'esprit communautaire. La meilleure façon de présenter la Bonne Nouvelle c'est de vivre comme des témoins de la foi crédibles, authentiques et cohérents.
Sur ces données, l'Assemblée Générale approuva deux recommandations de la commission. L'une traitait de l'implantation de commissions à différents niveaux locaux dans l'Institut qui seraient responsables du ministère pastoral auprès des jeunes, la création et l'animation de groupes de jeunes, la formation de ceux qui travaillent avec les jeunes. Une seconde recommandation demandait que la FOI, le SERVICE et la COMMUNAUTÉ soient les principaux guides pour la mise sur pied de groupes et de programmes Lasalliens.
Les nombreux groupes de Jeunes Lasalliens qui existent déjà dans le monde reconnaîtront tout de suite ces principes directeurs. |