Nouvelles de l'Institut et de la Famille Lasallienne

Rome le 16 novembre 2004
NOUVELLES DES FRERES EN COTE D’IVOIRE : La situation reste tendue mais nos contacts avec les Frères indiquent que, jusqu’à présent, ils sont tous en sécurité. Même chose pour les 5 propriétés des Frères (4 à Abidjan, et 1 à Daloa dans l’arrière-pays).

En plus des Frères scolastiques, de leurs formateurs et du staff du CELAF (Centre Lasallien Africain), aussi bien que des Frères du centre Akwaba pour les enfants de la rue, il y avait au moment de la nouvelle ouverture des hostilités la réunion annuelle des Frères Visiteurs de la RELAF (Région Lasallienne Africaine) et une réunion spéciale des économes de la RELAF à laquelle le Frère Francisco Lopez, Économe général, était présent. Ces réunions se tenaient au scolasticat inter-Districts francophone de la RELAF, qui est situé sur le campus du CELAF. Le CELAF est clos temporairement, mais on envisage de le rouvrir le 16 novembre.

Les Conseillers généraux Frères Marc Hofer et Yemanu Jehar, Délégué pour le Rwanda, y participaient, ainsi que le Frère Ismael Beltrán, Visiteur du District central d’Espagne dont relève le Sous-District du Golfe du Bénin. Le Frère Dominic Ehrmantraut, Visiteur de Lwanga n’avait pas pu prendre l’avion pour Abidjan, la même chose est arrivée au Frère Sylvain Consimbo, Visiteur d’Afrique de l’Ouest, et au Frère José Manuel Agirrezabalaga de SECOLI.

L’évacuation de ceux qui désirent partir a été l’un des problèmes. Cependant, il semble que les Frères Marc Hofer, Francisco Lopez et Ismael Beltrán ont été finalement aidés à quitter Abidjan pour l’Europe, et que le Frère Hilaire Raharilalao, Visiteur d’Antanarivo, et ses deux Frères économes ont quitté le pays pour Madagascar.
(Frère William Mann, Vicaire Général)

Bâtisseurs d’espérance, Reflets du Christ : La Toussaint fut un week-end très important pour les Jeunes Lasalliens, ils se retrouvaient à Toulouse pour faire le bilan de deux années placées sous le signe d’Enfants d’ici, Ose un Regard, Bâtis l’Espoir.

Le Frère Théophile Penndu a fait une relecture de ces deux années. Le regard du Jeune Lasallien est un regard qui va au-delà des apparences. Comme la Lune reflète les rayons du soleil, nous cherchons à refléter la lumière de Dieu.

Samedi soir : veillée où nous avons réfléchi sur les différents regards qui existaient à travers des masques sur lesquels nous avons écrit tous ces regards croisés. Après avoir oser un regard, nous avons bâti l’espoir, à l’exemple de cinq témoins. Stan Rougier, Jean Vanier « L’amour est possible », Guy Gilbert, Frère Roger de Taizé « Dieu dépose un trésor d’évangile dans les vases d’argile que nous sommes », et l’Abbé Pierre. Après la veillée, une adoration était proposée pour ceux qui le souhaitaient.

Dimanche matin, nous continuons à bâtir l’espoir. Le frère Josselin (24 ans) est parti 6 mois en Argentine, pays touché par une grave crise. Face à celle-ci, à Cordoba où le Frère Josselin a vécu pendant ces 6 mois, les frères ont construit une école dans un quartier pauvre. Les gens disent ce qu’ils attendent de l’école et celle-ci tente d’y répondre. Chaque classe mène un projet. L’école est ainsi le noyau d’un quartier où il n’y a aucun service public.

Karen Gallay et le Frère Daniel ont bâti l’espoir avec la communauté gitane de Perpignan. Karen a témoigné de sa vie pendant trois mois avec les gitans, à travers le camion école pour les enfants, et la découverte de la société gitane. Il s’agit de changer de regard sur cette communauté.

C’est à travers un rallye que les jeunes lasalliens ont découvert l’architecture particulière de Toulouse et les nombreux monuments historiques du centre-ville, pour terminer à l’Eglise des Jacobins, où nous avons célébré la messe. Celle-ci fut très belle et recueillie, quelques masques, décorés le matin même, ont été posés devant l’autel.

On peut avoir toutes les raisons de désespérer nous a dit Fr. Jacques d’Huiteau, en faisant référence à Haïti.

Seulement, on a le choix de faire face.

Bâtir l’espoir, c’est dire non à ce qui peut paraître comme une fatalité.

Bâtir l’espoir c’est se donner des moyens, et ne pas attendre que les choses arrivent, et c’est s’adapter à la situation..

Il faut bâtir l’espérance. L’espérance est bien plus forte parce qu’elle repose dans la confiance en une promesse, celle du Christ, et il s’agit de vivre cette promesse qui nous vient par notre foi.

Comme nous l’a rappelé le fr. Jacques d’Huiteau, ce week-end n’est pas une fin, mais une étape. Nous avons découvert les nombreux projets de chacune des équipes de JL le nouveau thème qui va nous porter pour les deux années qui arrivent : « Jeune Lasallien, dessine-moi ton étoile ».
Merci aux organisateurs de ce Week-End, aux Toulousains qui nous ont accueillis, aux Frères, présents soit à Toulouse, soit par leur prière, aux chefs d’établissements qui ont soutenu les JL dans ce projet.
(François-Xavier SIGAUT, Président des Jeunes Lasalliens de France)

Le XVe Rassemblement Annuel des Jeunes Lasalliens du District de São Paulo : Le 3 septembre 2004, cent soixante jeunes se sont dirigés vers le XVe Rassemblement Annuel des Jeunes Lasalliens du District de São Paulo. Venant de différentes villes du Brésil, ils sont arrivés le matin du quatre. Pour certains, le trajet a duré quatre heures; pour d’autres, vingt! mais tous étaient aussi enthousiastes à vivre trois jours de partage d’expériences et de formation sur le thème de la spiritualité du jeune lasallien.

La rencontre était divisée en trois parties. La première mettait l’accent sur la personne de Jésus Christ, Sa vie et Son histoire. La seconde était dédiée à l’Institut où furent étudiées l’héritage spirituel de La Salle et quelques thèmes du 43e Chapître Général. Cette journée incluait aussi trois ateliers sur Monsieur de La Salle, sur les martyrs lasalliens et sur la vie de Frère. Enfin, la troisième journée comporta un moment de réflexion sur notre District où on partagea ce qui avait été fait cette année et où on planifia les activités de l’an prochain.

La rencontre fut inaugurée par le Frère Visiteur Ignácio Weschenfelder, qui a rappelé aux jeunes la place privilégiée qu’ils occupant au sein de l’Institut et les a exhortés à poursuivre leur engagement auprès des pauvres, et spécialement des enfants.

Finalement, après trois journées incroyables, chacun pouvait mieux saisir la richesse de la famille lasallienne et revenir à la maison avec une certitude : nous SOMMES la différence dans ce monde, par notre charisme et les liens que nous construisons entre nous tous, essayant sans relâche de construire la Civilisation de l’Amour.
(Anny Lutz, Conseil International des Jeunes Lasalliens, icyl@lasalle.org)

1904-2004 : centenaire de l’arrivée de la Maison généralice à Lembeek : En 1904, la suppression de l’Institut en France oblige la Maison de la rue Oudinot à se transporter en Belgique. De 1904 à 1936, la Maison-Mère de l’Institut et la plupart de ses services sont à Lembecq-lez-Hal : 6 Chapitres généraux s’y tiennent, 4 Supérieurs généraux y sont élus.
La maison imposante, appelée château, qui date du début du 18e siècle, se voit peu à peu entourée de bâtiments en briques rouges pour abriter les principaux services de la Maison-Mère, ainsi que le Second Noviciat et des maisons de formation (noviciat, scolasticat, petit noviciat). La Maison Saint-Joseph de Lembecq, à 200 m de la ligne de chemin de fer Paris-Bruxelles, comptera jusqu’à 400 personnes, en comptant les sujets en formation.
Après le transfert à Rome de la Maison généralice en 1936, les Frères de Belgique Nord continuent jusqu’en 1964 l’école qui s’était adjointe au petit noviciat. En 1968, un maire décide la suppression des vastes bâtiments restés inoccupés : en une journée, tout est détruit, à part le portail et le bâtiment voisin, devenu aujourd’hui maison de jeunes. On pouvait penser que toute trace de la présence des Frères était supprimée. Il n’en était rien !
Des voisins ont pu sauver des plaques commémoratives ou quelques tableaux de la chapelle. Une association culturelle, animée par des chrétiens convaincus, décide de réactiver les souvenirs de cette présence des Frères qui a été si vivifiante pour la petite ville. Deux hommes, D. Vandenplas et E. Vanneron, se montrent particulièrement actifs : ils entrent en relation avec la Maison provinciale de Grand-Bigard pour des livres d’époque, Circulaires, Règles, Vies du Fondateur ou habits de Frères.
Ils viennent aux Archives de Rome consulter quantité de documents avec scanner et appareil photographique pour reproduire les éléments visuels en vue d’une exposition. Avec une grande maîtrise technique, ils rajeunissent cartes postales défraîchies ou vieilles photos de Frères. Ils agencent une vaste exposition couvrant tout un côté de l’église paroissiale Saint-Véron, allant de l’itinéraire de saint Jean-Baptiste de La Salle aux saints Frères Mutien-Marie, de Malonne, et Benito de Jésus, martyr de Turón, qui a vécu trois ans à Lembecq.

Samedi 30 octobre 2004, de 18 heures à 21 heures, a lieu l’inauguration de cette exposition : célébration eucharistique présidée par un diacre, discours des responsables de l’association et de Monsieur le Bourgmestre entouré de ses Échevins, le tout en flamand avec un petit mot en français pour les deux Frères venus de Rome, le Frère Supérieur n’ayant pu participer à cette manifestation. Une bonne partie de la ville, surtout des gens d’un certain âge, reste dans l’église ces 3 heures, avec ce sens communautaire des Flamands, jusqu’au vin d’honneur et la visite de l’exposition.
À la fin de la célébration eucharistique, les Frères Rodolfo Meoli et Alain Houry dévoilent une statue de saint Jean-Baptiste de La Salle tandis que la douzaine de Frères présents (dont les Frères Visiteurs des deux Districts) et plusieurs anciens élèves chantent Honneur à toi en flamand. Parmi les présents, on note la présence de Maurice Nevens, l’artiste qui a peint la grande toile de saint Mutien-Marie pour le jour de sa canonisation à Saint-Pierre de Rome et qui a restauré les vitraux des Frères martyrs dans la chapelle de la Maison généralice.
L’exposition restera dans l’église jusqu’au 14 novembre, mais le souvenir sera plus vivace. On aurait pu croire que la Maison-Mère à Lembecq-lez-Hal était restée une petite enclave française, enfermée dans sa grande propriété : au contraire, les liens créés avec la vie locale ont résisté plus de 35 ans au départ des derniers Frères belges.
(Frère Alain Houry, Directeur des Archives de la Maison généralice)

1re Assemblée Continentale de Signum Fidéi : Du 22 au 24 octobre 2004, a eu lieu à Aravaca, en Espagne, la 1re Assemblée Continentale de Signum Fidéi.

C’était une rencontre d’un groupe de 24 personnes, venant de 3 pays: France, Espagne et Italie, avec le sujet :" UNIS POUR LA MISSION LASALLIENNE ". Dans une ambiance de fraternité et de travail sérieux, on développait ces objectifs de l’Assemblée:

- Préparer l’Assemblée Internationale de 2006 et établir les critères de participation.
- Partager les expériences que chaque S.F. vit personnellement et communautairement, du point de vue lasallien, religieux et culturel.
- Réfléchir sur le compromis avec la MEL des Signum Fidei.
- Étudier le formulaire pour actualiser le document " Style de vie " du point de vue des laïques.
- Orienter les conclusions de cette Assemblée Continentale vers l’animation du " Style de vie des Signum Fidei ".
(Ángel Olmo, S.F., ANDALUCÍA)

Si vous avez des nouvelles que vous souhaiteriez nous voir publier, veuillez nous les communiquer par e-mail :lasallew@lasalle.org


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