
Une fois de plus, c’est avec beaucoup de plaisir que je me joins à l’initiative du Mouvement International des Jeunes Lasalliens pour inviter tous ceux qui font partie de notre grande Famille Lasallienne à prier tout particulièrement pour la paix le 21 octobre et à devenir jour après jour par nos actions et nos choix des hommes et des femmes promoteurs de paix.
Malheureusement, aujourd’hui, les guerres vont se multipliant, et avec elles, la souffrance d’innombrables innocents. Si certaines de ces guerres font « la une des médias », d’autres sont tenues cachées. Mais le plus triste, c’est que leurs principales victimes, une fois de plus, sont les enfants et les jeunes, ces maillons les plus fragiles de nos sociétés.
Récemment, des faits terrifiants ont été publiés sur les enfants-soldats. Ils sont quelques 300.000 dans le monde. Comme le disait cyniquement un haut gradé de l’armée nationale du Tchad : « Les enfants-soldats sont des recrues idéales : ils ne se plaignent pas, ils n’attendent pas d’être payés et si on leur dit de tuer, ils tuent… »
D’après Amnistie Internationale, certains de ces enfants sont kidnappés en pleine rue, d’autres sont enlevés dans leurs classes ou dans les camps de réfugiés. Beaucoup alors qu’ils jouent ou empruntent des chemins proches de chez eux sont forcés, sous la menace de pistolets, de quitter leur famille.
Face à la désintégration des familles due aux guerres, aux conditions de pauvreté et à la disparition des services sociaux de base, des enfants se sont groupés « volontairement ». De toute façon, devant cette situation nous ne pouvons pas rester indifférents, nous lasalliens, qui gardons spécialement au centre de notre cœur et de notre sollicitude les enfants les plus abandonnés et les plus pauvres.
Je vous invite donc particulièrement à penser à eux dans notre prière pour la paix. Faisons nôtre le message que Benoît XVI nous a adressé à l’occasion de la Journée mondiale pour la paix le 1er janvier dernier : « Ce n’est pas par hasard que nous vivons les uns à côté des autres. En tant qu’hommes, nous parcourons tous le même chemin et, donc, comme frères et sœurs. C’est pourquoi, il est essentiel que chacun s’efforce de vivre sa propre vie dans une attitude responsable devant Dieu, en reconnaissant en lui la source de notre existence personnelle et de celle des autres. Sur la base de ce principe suprême, on peut comprendre la valeur inconditionnée de tout être humain et poser ainsi les prémisses pour bâtir une humanité pacifiée. Sans ce fondement transcendant, la société n’est qu’un groupement de citoyens et non une communauté de frères et de sœurs, appelés à former une grande famille. »
Fraternellement en de La Salle
Frère Àlvaro Rodríguez Echeverría
Supérieur Général
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